Un roman intense et captivant

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En ce jour de mai 2018, le passé resurgit et rattrape brutalement Oyana. Celle-ci n’a plus d’autre choix que de se confier à l’homme de sa vie, au compagnon qui a partagé son existence durant plus de vingt ans au Québec. ~~~ Une lettre pour mettre enfin en lumière la vérité, faire voler en éclat les secrets sur lesquels s’est bâti leur couple. Des mots sur le papier pour tenter d’exprimer les remords, le déracinement forcé, les vies brisées. Des aveux douloureux mais nécessaires avant son départ vers sa région natale, le Pays Basque. ~~~ Car l’E.T.A. n’est plus. L’organisation armée indépendantiste basque est dissoute. Des années de violence qui s’achèvent. Attentats, explosions, fusillades, le bilan humain est très lourd. Il est temps pour Oyana d’affronter les fantômes de son passé, de faire face à ce jour de mai 1995 où sa vie a irrémédiablement basculé. ~~~ Après le formidable Taqawan évoquant le passé dramatique des peuples amérindiens, Eric Plamondon nous percute encore de plein fouet avec ce nouveau roman, centré sur l’E.T.A. L’auteur nous éclaire ainsi sur les origines de cette organisation armée, sur cet acronyme qui a fait couler beaucoup de sang lors de ces dernières décennies. ~~~ La recette est la même que pour son précédent roman et se révèle toujours aussi efficace. La fiction s’intercale adroitement aux événements historiques et politiques du Pays Basque grâce à des chapitres courts donnant du rythme à l’ensemble. Un contexte passionnant que l’on découvre par le biais de l’histoire touchante d’Oyana, jusqu’au dénouement absolument inattendu. ~~~ Un roman intense, captivant, qui bouscule le lecteur. Des mots percutants et une plume de toute beauté pour un moment fort de lecture.

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Le souffle des mots

« L’ensemble du roman finit par être très homogène, comme une explosion à l’envers, chaque shrapnel revient des alentours où il a été propulsé pour s’assembler aux autres. » — Sébastien Vidal

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Au tout début, nous lisons une succession de très courts chapitres qui abordent des sujets très disparates, cela part dans tous les sens et je dois avouer que c’est un peu déstabilisant. Ce n’est pas quelque chose de mal d’être déstabilisé, en littérature c’est plutôt bon signe. Donc les chapitres se succèdent et on n’a pas la moindre idée de l’endroit où veut nous mener l’auteur. Au bout d’un certain temps, pas trop long, on commence à faire corps avec le récit avec l’entrée en scène d’Yves Leclerc, l’agent démissionnaire. À partir de ce moment, la piste commence à être légèrement visible, on ne sait toujours pas où l’on va mais on a un chemin à suivre.

Je ne sais pas comment le dire, Eric Plamondon parvient à nous faire entrer en douceur dans la grande violence, comme une personne frileuse entre dans l’eau au début de l’été. Ensuite ça devient fou, ça devient terriblement réel et crédible. Les personnages font beaucoup pour cela. Sans jamais nous ennuyer, l’auteur nous fait découvrir le fonctionnement d’un pays, son histoire complexe, son passif, ses tabous, ses injustices. Il montre sans jamais juger la vision d’un monde essentiellement blanc, ses effets dans le territoire et sur les minorités indiennes.

L’ensemble du roman finit par être très homogène, comme une explosion à l’envers, chaque shrapnel revient des alentours où il a été propulsé pour s’assembler aux autres. On est très au-dessus d’une simple enquête, avec un mystère et des secrets enfouis à déterrer. Il y a cette approche sociétale très vaste, qui se faufile dans les strates sociales et aussi politiques, parce que le Québec ce n’est pas simple, c’est aussi le Canada qui a son mot à dire en matière Indienne.

Sébastien Vidal, Le Souffle des mots, 6 janvier 2020

http://sebastienvidal.centerblog.net/347-taqawan-eric-plamondon

Enthousiasme !

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J’étais, au départ, entrée pour acheter des livres qui ne m’étaient pas destinés – dans la mesure les livrées restent un des meilleurs cadeaux de noël ne nous mentons pas ! Le libraire était tellement enthousiaste sur « Taquawan » d’Eric Plamondon que je l’ai pris en double. Surtout que sur la 4e de couverture Augustin Trapenard parlait lui aussi de pépites. Cette lecture semblait particulièrement bien engagée. Et pourtant je ne m’attendais pas à ça. À cette poésie – à cette violence – à ce type de narration – à ce flot d’émotions. C’est effectivement très bien écrit mais il y a un truc au-delà de ça qui rend ce livre excessivement humain. Une très jolie découverte qui va très certainement atterrir sous plus de sapins que prévu (parce qu’offrir un livre que l’on a aimé c’est encore tellement mieux) Merci @lesmotsetleschoses pour vos conseils toujours aussi justes Merci merci mille fois @eric_plamondon pour ce chef d’œuvre. #passionlecture #quebec #coupdecoeur @atrapenard

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Oyana : l’avis de Rose

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Je suis basque. Lorsqu’une amie m’a montré le résumé mon petit cœur a fait boom! J’aime lire ce qui concerne ma région, ma culture, mon peuple et ses traditions. J’ai une bibliothèque pleine. Je suis donc assez intransigeante. […]

Conclusions: Un roman que je vais prêter au plus de monde possible. (Il tourne déjà!) Un petit bout d’histoire dans un roman tellement vrai et poignant. Merci!

https://lironsdelles.home.blog/2019/10/31/oyana-de-eric-plamondon/?fbclid=IwAR2Op5xQ-i6ug3e2j1dHQbP_z1g9lfV_wMLrUSod8f6lYd97KeSyKNAkxbs

Ma note: 5/5 mention: bien joué et très instructif.

1984 par Gilles Marchand

Mais qu’est ce qu’il est bon ce livre ! « 1984 » d’Éric Plamondon au Quartanier. Une trilogie regroupant « Hongrie-Holywood express », « Mayonnaise » et « Pomme S ». Une grande figure par texte : Johnny Weissmuller, Richard Brautigan et Steve Jobs. Un double de l’auteur qui traverse l’ensemble. De la poésie, de l’érudition, de l’humour, un vrai souffle narratif et un style comme on en voit pas souvent.
— Gilles Marchand, auteur