Le souffle des mots

« L’ensemble du roman finit par être très homogène, comme une explosion à l’envers, chaque shrapnel revient des alentours où il a été propulsé pour s’assembler aux autres. » — Sébastien Vidal

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Au tout début, nous lisons une succession de très courts chapitres qui abordent des sujets très disparates, cela part dans tous les sens et je dois avouer que c’est un peu déstabilisant. Ce n’est pas quelque chose de mal d’être déstabilisé, en littérature c’est plutôt bon signe. Donc les chapitres se succèdent et on n’a pas la moindre idée de l’endroit où veut nous mener l’auteur. Au bout d’un certain temps, pas trop long, on commence à faire corps avec le récit avec l’entrée en scène d’Yves Leclerc, l’agent démissionnaire. À partir de ce moment, la piste commence à être légèrement visible, on ne sait toujours pas où l’on va mais on a un chemin à suivre.

Je ne sais pas comment le dire, Eric Plamondon parvient à nous faire entrer en douceur dans la grande violence, comme une personne frileuse entre dans l’eau au début de l’été. Ensuite ça devient fou, ça devient terriblement réel et crédible. Les personnages font beaucoup pour cela. Sans jamais nous ennuyer, l’auteur nous fait découvrir le fonctionnement d’un pays, son histoire complexe, son passif, ses tabous, ses injustices. Il montre sans jamais juger la vision d’un monde essentiellement blanc, ses effets dans le territoire et sur les minorités indiennes.

L’ensemble du roman finit par être très homogène, comme une explosion à l’envers, chaque shrapnel revient des alentours où il a été propulsé pour s’assembler aux autres. On est très au-dessus d’une simple enquête, avec un mystère et des secrets enfouis à déterrer. Il y a cette approche sociétale très vaste, qui se faufile dans les strates sociales et aussi politiques, parce que le Québec ce n’est pas simple, c’est aussi le Canada qui a son mot à dire en matière Indienne.

Sébastien Vidal, Le Souffle des mots, 6 janvier 2020

http://sebastienvidal.centerblog.net/347-taqawan-eric-plamondon

Enthousiasme !

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J’étais, au départ, entrée pour acheter des livres qui ne m’étaient pas destinés – dans la mesure les livrées restent un des meilleurs cadeaux de noël ne nous mentons pas ! Le libraire était tellement enthousiaste sur « Taquawan » d’Eric Plamondon que je l’ai pris en double. Surtout que sur la 4e de couverture Augustin Trapenard parlait lui aussi de pépites. Cette lecture semblait particulièrement bien engagée. Et pourtant je ne m’attendais pas à ça. À cette poésie – à cette violence – à ce type de narration – à ce flot d’émotions. C’est effectivement très bien écrit mais il y a un truc au-delà de ça qui rend ce livre excessivement humain. Une très jolie découverte qui va très certainement atterrir sous plus de sapins que prévu (parce qu’offrir un livre que l’on a aimé c’est encore tellement mieux) Merci @lesmotsetleschoses pour vos conseils toujours aussi justes Merci merci mille fois @eric_plamondon pour ce chef d’œuvre. #passionlecture #quebec #coupdecoeur @atrapenard

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Oyana : l’avis de Rose

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Je suis basque. Lorsqu’une amie m’a montré le résumé mon petit cœur a fait boom! J’aime lire ce qui concerne ma région, ma culture, mon peuple et ses traditions. J’ai une bibliothèque pleine. Je suis donc assez intransigeante. […]

Conclusions: Un roman que je vais prêter au plus de monde possible. (Il tourne déjà!) Un petit bout d’histoire dans un roman tellement vrai et poignant. Merci!

https://lironsdelles.home.blog/2019/10/31/oyana-de-eric-plamondon/?fbclid=IwAR2Op5xQ-i6ug3e2j1dHQbP_z1g9lfV_wMLrUSod8f6lYd97KeSyKNAkxbs

Ma note: 5/5 mention: bien joué et très instructif.

1984 par Gilles Marchand

Mais qu’est ce qu’il est bon ce livre ! « 1984 » d’Éric Plamondon au Quartanier. Une trilogie regroupant « Hongrie-Holywood express », « Mayonnaise » et « Pomme S ». Une grande figure par texte : Johnny Weissmuller, Richard Brautigan et Steve Jobs. Un double de l’auteur qui traverse l’ensemble. De la poésie, de l’érudition, de l’humour, un vrai souffle narratif et un style comme on en voit pas souvent.
— Gilles Marchand, auteur

 

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🐋 #euskalbalea 🐋 Il y’a des livres, des récits, qui vous remuent, vous bouleversent. C’est le cas d’Oyana. . Tout le long de ma lecture, j’y ai retrouvé « mon pays », l’Euskadi de mon adolescence. Celle parsemée des attentats de l’ETA. . J’étais trop jeune à l’époque pour comprendre ou même me faire une idée d’où étaient le bien ou le mal. Je me rappelle juste des attentats, des contrôles de nuit lorsque nous rentrions avec les copains. Des lumières éblouissantes des torches de la police dans nos yeux. Des caméras de surveillance rue Pannecau. Mais nous, nous étions à peine lycéens et sans vraiment de conscience politique. . Oyana m’a donc après plusieurs décennies, ouvert les yeux sur ce que fût en réalité cette guerre. . Oyana est un roman. Mais l’auteur avec un style tellement parfait, en fait un témoignage. Toutes ces vies brisées vues par le prisme de cette jeune fille prise dans des événements qui la dépassent et partie vivre sa vie au loin, au Québec. Puis de retour au pays basque sur les traces de son passé. . Tous ces lieux cités, de Bordeaux à Hendaye. De Saint Jean de Luz à Fontarrabia. Je les connais. Je continue à m’y rendre souvent. Le pays basque est en nous. . Je suis émue en refermant ce roman. Et je me dis que finalement qu’est-ce que je connais du peuple basque. Rien. Oui, les premiers grands pêcheurs de baleines. Les bergers de montagne. Les magnifiques plages sauvages. . Je conseille ce livre à tous ceux qui veulent savoir ce qu’est le Pays Basque, sa beauté, sa fierté, et également ses heures sombres. Et au delà de cela, à ceux qui souhaitent lire un livre sur la redemption, le repentir. Car Oyana doit faire ce qu’elle a à faire. Elle doit revenir pour comprendre son histoire et pourquoi pas s’en détacher. . Sublime roman . . . #euskadi #paysbasque #bayonne #hendaye #ciboure #fontarrabia #oyana #bordeaux #livrestagram #livraddict #passionlecture #likeme #lecturedumoment #lire #bouquin #auteur #auteurquebecois #baleine #blogueuselitteraire #bookblogging @quidamediteur #quidamediteur @eric_plamondon #ericplamondon

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Il y’a des livres, des récits, qui vous remuent, vous bouleversent. C’est le cas d’Oyana.

Tout le long de ma lecture, j’y ai retrouvé « mon pays », l’Euskadi de mon adolescence. Celle parsemée des attentats de l’ETA. .
J’étais trop jeune à l’époque pour comprendre ou même me faire une idée d’où étaient le bien ou le mal. Je me rappelle juste des attentats, des contrôles de nuit lorsque nous rentrions avec les copains. Des lumières éblouissantes des torches de la police dans nos yeux. Des caméras de surveillance rue Pannecau. Mais nous, nous étions à peine lycéens et sans vraiment de conscience politique.
Oyana m’a donc après plusieurs décennies, ouvert les yeux sur ce que fût en réalité cette guerre.
Oyana est un roman. Mais l’auteur avec un style tellement parfait, en fait un témoignage. Toutes ces vies brisées vues par le prisme de cette jeune fille prise dans des événements qui la dépassent et partie vivre sa vie au loin, au Québec. Puis de retour au pays basque sur les traces de son passé.
Tous ces lieux cités, de Bordeaux à Hendaye. De Saint Jean de Luz à Fontarrabia. Je les connais. Je continue à m’y rendre souvent. Le pays basque est en nous.
Je suis émue en refermant ce roman. Et je me dis que finalement qu’est-ce que je connais du peuple basque. Rien. Oui, les premiers grands pêcheurs de baleines. Les bergers de montagne. Les magnifiques plages sauvages.
Je conseille ce livre à tous ceux qui veulent savoir ce qu’est le Pays Basque, sa beauté, sa fierté, et également ses heures sombres. Et au delà de cela, à ceux qui souhaitent lire un livre sur la redemption, le repentir. Car Oyana doit faire ce qu’elle a à faire. Elle doit revenir pour comprendre son histoire et pourquoi pas s’en détacher.
Sublime roman !

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nooska_lit

 

Oyana cover image inspired by the iIllustration of Dario Fisher, www.dariodesign.co.uk