Un livre qui bouleverse

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Je découvre #ericplamondon avec ce récit témoignage sur l ETA, le pays Basque, le temps d avant, de la lutte révolution pour l indépendance. C est un livre qui bouleverse. Qui hache aussi. Le temps. Une alternance d avant, le temps de l enfance et de l adolescence et de l entrée malgré tout dans la lutte indépendantiste. Un choix. Celui qui fait basculer de l autre côté et entraîne des actes et des départs forcés. C est le temps d aujourd'hui, 23ans après. Celui qui fait mal. Se retourner sur soi et son passé. Le grand face à face devant la vérité, si loin de ce temps mensonges et exilé. Pour dompter ses démons il faut les affronter, retourner au pays racines, et renaître dans un plongeon, de mer et de liens, de vérités et de peurs. #oyana, ce prénom baleine et cette couverture élan, comme un sursaut de vie, dans ce ciel rose. Oyana l exilée, la petite fille qui n a pas choisi. Adulte, elle peut reprendre son destin en main en faisant le choix de dire. Et d être. Retrouver son nom, son identité. Son moi profond. Ses liens. Je suis de là… Ce livre raconte et explique. La puissance du "isme" et du combat. De la colère et des morts inoccents. Il dit aussi l exil, et ce manque à crever. De sa terre, mère. Ce déracinement qui crée le vide et l 'impossible lien aux gens et aux nouveaux endroits. Le style peut dérouter. Qui parle ? Quand ? Alternances de lettres actuelles et de faits d époque. C est rapide, rythmé, concis. Comme une urgence. À révéler pour se libérer. "S il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d expliquer sa vie"… J ai beaucoup aimé ♥️♥️♥️♥️ @quidamediteur (lecture 3 année 2020)

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Le souffle des mots

« L’ensemble du roman finit par être très homogène, comme une explosion à l’envers, chaque shrapnel revient des alentours où il a été propulsé pour s’assembler aux autres. » — Sébastien Vidal

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Au tout début, nous lisons une succession de très courts chapitres qui abordent des sujets très disparates, cela part dans tous les sens et je dois avouer que c’est un peu déstabilisant. Ce n’est pas quelque chose de mal d’être déstabilisé, en littérature c’est plutôt bon signe. Donc les chapitres se succèdent et on n’a pas la moindre idée de l’endroit où veut nous mener l’auteur. Au bout d’un certain temps, pas trop long, on commence à faire corps avec le récit avec l’entrée en scène d’Yves Leclerc, l’agent démissionnaire. À partir de ce moment, la piste commence à être légèrement visible, on ne sait toujours pas où l’on va mais on a un chemin à suivre.

Je ne sais pas comment le dire, Eric Plamondon parvient à nous faire entrer en douceur dans la grande violence, comme une personne frileuse entre dans l’eau au début de l’été. Ensuite ça devient fou, ça devient terriblement réel et crédible. Les personnages font beaucoup pour cela. Sans jamais nous ennuyer, l’auteur nous fait découvrir le fonctionnement d’un pays, son histoire complexe, son passif, ses tabous, ses injustices. Il montre sans jamais juger la vision d’un monde essentiellement blanc, ses effets dans le territoire et sur les minorités indiennes.

L’ensemble du roman finit par être très homogène, comme une explosion à l’envers, chaque shrapnel revient des alentours où il a été propulsé pour s’assembler aux autres. On est très au-dessus d’une simple enquête, avec un mystère et des secrets enfouis à déterrer. Il y a cette approche sociétale très vaste, qui se faufile dans les strates sociales et aussi politiques, parce que le Québec ce n’est pas simple, c’est aussi le Canada qui a son mot à dire en matière Indienne.

Sébastien Vidal, Le Souffle des mots, 6 janvier 2020

http://sebastienvidal.centerblog.net/347-taqawan-eric-plamondon

Enthousiasme !

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J’étais, au départ, entrée pour acheter des livres qui ne m’étaient pas destinés – dans la mesure les livrées restent un des meilleurs cadeaux de noël ne nous mentons pas ! Le libraire était tellement enthousiaste sur « Taquawan » d’Eric Plamondon que je l’ai pris en double. Surtout que sur la 4e de couverture Augustin Trapenard parlait lui aussi de pépites. Cette lecture semblait particulièrement bien engagée. Et pourtant je ne m’attendais pas à ça. À cette poésie – à cette violence – à ce type de narration – à ce flot d’émotions. C’est effectivement très bien écrit mais il y a un truc au-delà de ça qui rend ce livre excessivement humain. Une très jolie découverte qui va très certainement atterrir sous plus de sapins que prévu (parce qu’offrir un livre que l’on a aimé c’est encore tellement mieux) Merci @lesmotsetleschoses pour vos conseils toujours aussi justes Merci merci mille fois @eric_plamondon pour ce chef d’œuvre. #passionlecture #quebec #coupdecoeur @atrapenard

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CENDRES, inédit Initiales 2019

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C’est l’écrivain québécois Eric Plamondon qui a les honneurs d’Initiales en cette fin d’année 2019. Il nous a offert une nouvelle inédite, Cendres, que nous avons publié en série limitée et qui sera remise en cadeau aux clients de nos librairies, à partir du mois de décembre.

LES LIBRAIRIES INITIALES

https://www.initiales.org/blogs/8-first-blog/post/56-cendres-d-eric-plamondon-notre-inedit-2019/

 

Présences indiennes dans la littérature du Canada

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Nancy Huston et Eric Plamondon

https://diacritik.com/2019/12/03/presences-indiennes-dans-la-litterature-du-canada-3-nancy-huston-et-eric-plamondon/

Et, tout au long du récit, le saumon est la clef des interrogations qu’il faut mener à leur terme. Yves, Pierre et William observent le poisson : « Le saumons qui bondit et lutte, un même spectacle pour trois hommes différents, trois rêves pour un même poisson, chacun y projetant sa propre histoire, chacune différente mais tournée vers un même but : saisir quelque chose qui nous échappe ». Océane, comme le saumon a réussi à remonter le cours du fleuve et sait, ce sont les derniers mots du roman, qu’elle ne se contentera plus de vivre mais qu’elle recommencera à exister.

Christiane Chaulet Achour