France : Prix des libraires 2018

Le roman Taqawan, d’Éric Plamondon, fait partie des 11 romans sélectionnés par le Prix des libraires 2018.

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Voici la liste de la deuxième sélection du Prix des Libraires 2018 :

– Michel Bernard, « Le bon coeur », ed La table Ronde
– David Fauquemberg, « Bluff », ed Stock
– Brigitte Giraud, « Un loup pour l’homme », ed Flammarion
– Marion Guillot, C’est moi », ed Minuit
– Fabrice Humbert, « Comment vivre en héros », ed Gallimard
– Céline Lapertot, « Ne préfère pas le sang à l’eau », ed Viviane Hamy
– Gaëlle Nohant, « Légende d’un dormeur éveillé », ed Héloise d’Ormesson
– Mazarine Pingeot, « Magda », ed Julliard
– Eric Plamondon, « Taqawan », ed Quidam
– Yves Ravey, « Trois jours chez ma tante », ed Minuit
– Julie Wolkenstein, « Les vacances », ed POL

« C’est un comité de 10 libraires indépendants qui a sélectionné les 11 romans annoncés ce matin. Cinq finalistes seront choisis lors de la prochaine rencontre du 26 mars, puis trois en peu plus tard au printemps. Ce seront alors tous les libraires français, soit environ 2000 personnes, qui auront l’occasion de voter pour le livre gagnant. »

— Josée Lapointe, La Presse, Montréal, 11 janvier 2018

http://www.lapresse.ca/arts/livres/201801/11/01-5149642-eric-plamondon-selectionne-pour-le-prix-des-libraires-francais.php

FORMIDABLE VOYAGE

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Donnacona, Éric Plamondon, Le Quartanier, 2017, 119 pages

« Après Taqawan au printemps, Éric Plamondon a lancé cet automne un autre livre, Donnacona, recueil de trois nouvelles tout aussi chatoyantes les unes que les autres. L’auteur de la brillante trilogie 1984 fait dans le récit plus intimiste, liant habilement chaque personnage avec le monde qui l’entoure, que ce soit dans Donnacona – son coin de pays natal –, récit de jeunesse hyper personnel tout en louvoiements maîtrisés, dans l’histoire d’amour balbutiante de Lendemain de pêche, ou dans l’émouvant retour aux sources de Ristigouche. Ce texte, qu’il avait publié en 2013 pour les 10 ans du Quartanier, est probablement sa plus grande réussite à ce jour. On relit avec émotion l’histoire de cet homme solitaire dont la mère vient de mourir, et qui, lors d’un après-midi de pêche au saumon dans la rivière Ristigouche, se promène de la grande histoire épique à la sienne. Dans ses trois nouvelles, l’auteur nous fait faire un formidable voyage au cœur du territoire et des sentiments humains, avec toujours cette écriture fluide et d’une beauté limpide, où les phrases naviguent d’un lieu à une époque à un état d’esprit sans que jamais on s’y perde. Au contraire, on ne peut être mieux qu’en compagnie des mots d’Éric Plamondon
— Josée Lapointe
La Presse, Édition du 26 novembre 2017, section ARTS, écran 8http://plus.lapresse.ca/screens/a00e5235-4d91-47fe-8c07-6ab9b9851f80%7C_0.html?utm_medium=Email&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen

Donnacona dans Le Devoir

imageIl y a quelque chose de fluide dans l’écriture d’Éric Plamondon, un débit maîtrisé tenant du journal personnel, du récit posé sur papier pour ne pas oublier et qui finit très vite par dévoiler son aspect documentaire et social absorbant le lecteur dans l’universalité de son propos. Donnacona, nouvelle qui nomme ce recueil contenant aussi deux textes déjà publiés ailleurs (Lendemain de pêche et Ristigouche), donne corps à la chose avec ces souvenirs de jeunesse sur les bords de la Jacques-Cartier, quelque part dans les années 1980 et 1990, dans le comté de Portneuf. Bière, mise en danger, papetière, pénitencier, travail d’été, patates frites et éloignement se croisent dans un tout qui laisse le recul éclairer l’innocence et les drames du passé. « On avait quatorze ans et l’avenir brillait dans nos têtes comme le soleil sur les rapides », écrit-il dans ce texte qui, lui, laisse briller une mémoire singulière facilement partagée par d’autres.

— Fabien Deglise, Le Devoir, 11 novembre 2017.
★★★★

Éric Plamondon, Le Quartanier, Montréal, 2017, 130 pages